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Lieu : Avignon, Vaucluse, France

samedi 28 avril 2007

je viens de regarder les vidéos du "dialogue" Ségolène Royal/François Bayrou ou l'inverse
et je note mes premières impressions, sans autre légitimité que la mienne. J'avais regardé le programme de Bayrou, ce que j'en avais trouvé et je l'ai regardé à l'assemblée, par vidéo interposé, et j'entendais avec un zeste de perplexité parler de sa façon de faire la politique, plus franche, plus réaliste, plus libre.
Ce que j'ai vu c'est quelqu'un qui, sincèrement ou par sa position de minoritaire dans une majorité, désireux de "respirer" pour exister, veut une démocratisation des institutions sur laquelle nous ne pouvons qu'être d'accord, et sincèrement, je le pense, un humaniste (comme pour tous les humanistes en politique il est sans doute préférable que cela puisse se concilier avec ses intérêts, mais sa vision personnelle en est certainement nourrie).
J'ai vu aussi un démagogue qui, parce que c'est ce qui semble lui avoir amené bien des voix, a insisté assez lourdement et longuement, alors que la cause était entendue, sur le fonctionnement des médias, tout en procédant par allusions et sous-entendus, restant impunissable (mais la cause est bonne) et suggérant que Ségolène Royal, mieux traitée, serait moins déterminée.
La conception de l'Europe, et son incapacité à comprendre que le non pouvait venir de gens qui avaient lu le traité, qui n'avaient pas peur de l'Europe, mais trouvaent le texte mal rédigé, volontairement ou non, et déséquilibré, ses qualités étant gommées ou effacées par les annexes et les protocoles, sur cela rien de nouveau, et je ne suis pas si sure que la candidate soit aussi éloignée que je le voudrais de ses positions. Mais il envisage un referendum.
J'ai mieux compris Ségolène Royal en constatant le ton courtois mais légèrement condescendant qu'il employait, suggérant cette incompétence qui est un des reproches que font ses électeurs à la candidate. Et je continue à m'interroger sur ce qui, dans sa carrière passée ou ses responsabilités actuelles, peut bien lui conférer, à lui, une plus grande crédibilité à ce sujet.
J'ai entendu l'éternel reproche de dogmatisme de la part de quelqu'un qui me semble raisonner dans un monde idéal. Par exemple (expérience personnelle) quand il veut confier la caution (en faisant l"éternelle confusion sur sa fonction, puisqu'elle n'a jamais été destinée à compenser des pertes de loyer, mais des dégâts) à des assurances privées, alors qu'il existe déjà des assurances "pertes de loyer" et que les compagnies se révèlent plus sélectives pour l'acceptation des dossiers de locataires que ne le sont les plus revêches propriétaires.
Sur les retraites également où il ne pose pas une seconde le problème de la différence entre le nombre de trimestres ou d'années de travail, tel qu'il est fixé par la loi, et la durée réelle, écart qui ne dépend pas de la décision des travailleurs mais de l'âge de leur premier emploi et, bien souvent, de l'âge auquel ils sont mis à la retraite. En petite citoyenne de base, c'est ce genre de problème pratique, plus que des lois compatibles avec sa notion de l'économie que je voudrais voir étudier, et à mon humble avis il tombe régulièrement, sans en être conscient peut-être, dans le dogmatisme qu'il reproche aux autres.
Longue et sans doute peu ou pas compétente. Personnel. Me conforte dans l'idée qu'il est quelqu'un pour lequel j'aurais très difficilement voté, ou pas voté, mais avec lequel on peut discuter. Et qui le veut (et en a besoin)

7 commentaires:

Anonymous Anonyme a dit...

Bien d'accord avec toi Brigitte. On peut toujours discuter mais ne pas aller plus loin !

28 avril 2007 à 23:21  
Anonymous Anonyme a dit...

Pour ma part les "nous sommes d'accord", "je suis une femme libre" "ce n'est pas dans le langage de la gauche" m'ont rempli d'une sorte de fureur dont j'ai mis quelques minutes à me départir.

29 avril 2007 à 14:55  
Anonymous Anonyme a dit...

Non d'une pipe, vous cherchez à faire gagner Sarko où quoi! Arrêter de massacrer le moins pire..Il est d'accord pour faire évoluer les institutions...ainsi le parlement décidera; avec Sarko, vous n'aurez même pas droit au chapitre.

29 avril 2007 à 18:49  
Blogger Brigetoun a dit...

Villard dire qu'il est intelligent, que nous sommes différents, que dit-il d'autre ?
il a bien fait ressortir les différences, et la politique tel qu'il la veut et que nous la voulons ce n'est pas l'absorbtion mais la confrontation apaisée des idées - avec des règles du jeu.
Je n'ai pas voté Bayrou

29 avril 2007 à 19:25  
Anonymous Anonyme a dit...

Vous n'avez rien compris ni toi ni lui ni eux
Ni rien
Understand?
Quand je pense que je pensais à vous comme à une épure de chantoung
Cette soie je la pressens toujours comme un destin pavé
Vous étiez de cette intelligence sûre
Et qui se connaît bien
Et qui drague la nuit les grands auteurs
Pour être sûre d'être orthodoxe
Les mains... Ah ! les mains...
Ça me fait peur ces mains tendues et renfrognées et biaiseuses
Vous aviez les mains gercées de rancœur
De cette rancœur qu'on promène tranquillement
Sans rien devoir à personne
Avec ces fautes de parler et de syntaxe qui me sont devenues insupportables
Et puis cette culture qui débordait de vos calepins
Oublie-donc Camarade oublie les soirs épais comme l'encre de Chine
Oublie les yeux drivés par le regard là-bas
Drive-toi pénardement dans les horribles banlieues où tout est bien
Où l'avenir est aux pointés pointeurs
Arrache-toi doucement à la musique d'acier de ce Paris
Qui vous manque dès que vous le déjugez
Vous n'êtes que des Parisiens
Des Parisiens.

Petite colle,qui a écrit ça?

29 avril 2007 à 20:08  
Blogger Brigetoun a dit...

colle totale, je ne sais pas. Mon inculture est abyssale. Ce qui me console c'est que c'est assez répendu et que ça se soigne. Si tu repasses donne moi la réponse.

Et à propos, je suis l'être le moins sûr d'avoir raison que l'on fasse, mais le fait de provenir en gros de l'école de pensée de Bayrou (je pense que ma famille a voté pour lui) j'ai tendance à décrypter et suis facilement suspicieuse

29 avril 2007 à 20:28  
Anonymous Anonyme a dit...

Pour Brigetoun, un indice, décédé un 14 juillet!


L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps
Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes
Les sociétés littéraires sont encore la Société
La pensée mise en commun est une pensée commune
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes
Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique

Beethoven était sourd
Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok
Rutebeuf avait faim
Villon volait pour manger
Tout le monde s'en fout
L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie
La Lumière ne se fait que sur les tombes

30 avril 2007 à 09:14  

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