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Lieu : Avignon, Vaucluse, France

vendredi 24 octobre 2008

En onze mois, Sarkozy a produit autant de CO2 que 823 vaches
Oct 23, 2008 13:15:50 GMT
Un minimum de 7061 tonnes équivalent CO2: voici la quantité de gaz à effet de serre rejetée dans l’atmosphère par Nicolas Sarkozy au cours de ses déplacements officiels des onze derniers mois. C’est-à-dire depuis la signature du « Grenelle de l’environnement », le 26 octobre 2007, en présence du prix Nobel de la paix Al Gore......
relevé sur rue 89 - et l'on peut ajouter : agacé énormément bon nombre d'européens

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mercredi 21 mai 2008


organismes genetiquement modifiés assemblée nationale - 20 mai 2008
motion référendaire
Monsieur François Brottes
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En outre, alors que les implications économiques, sociales et environnementales du problème scientifique que constituent les OGM supposent d’associer la société civile à toute décision d’autorisation, et que le ministre de l’agriculture avait rappelé au Sénat le caractère provisoire du comité de préfiguration, confiant à la loi le soin de « refonder de manière démocratique le système indépendant et légitime qu’exige la saine application du principe de précaution », le débat parlementaire a gravement déséquilibré la Haute Autorité, transformée en Haut Conseil des biotechnologies, présidé par un scientifique et où les « avis » du comité scientifique l’emportent sur les « recommandations » du comité de la société civile. Ainsi a-t-on fait payer aux politiques l’avis du comité de préfiguration sur le maïs MON 810.
Ensuite, la loi dans sa version sénatoriale n’a rien d’un « projet non écologique faisant la preuve de son caractère inévitable », pour reprendre les termes du Président de la République : l’affirmation de la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM et les prescriptions relatives à la dissémination mettent en péril l’avenir de l’agriculture alternative sur notre territoire. Elles s’opposent en particulier au souhait, exprimé lors du Grenelle de l’environnement, de développer les repas issus de l’agriculture biologique en inscrivant dans les cahiers des charges de la restauration collective – par exemple au Conseil général des Hauts-de-Seine… – des produits labellisés ou issus d’exploitations certifiées, car comment assurer que ceux-ci sont sans OGM ? Ainsi, le refus répété, ici même, de définir le « sans OGM » a montré, Madame la ministre, combien la transparence effrayait une partie de votre majorité. Il eût pourtant suffi d’inscrire clairement dans la loi que cette définition reposait sur le seuil de détectabilité.
En outre, la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM ne semble guère compatible avec les prescriptions du Grenelle en matière de préservation de la biodiversité, notamment avec la création de la « trame verte » annoncée par le Président de la République.
Enfin, la charge de la preuve n’est nullement inversée : il reviendra aux contaminés de prouver la contamination, dans des conditions restrictives qui n’apporteront aucune garantie et n’engageront nullement la responsabilité des grands semenciers. Les victimes de votre loi auraient besoin d’un « GIGM », car le texte légalise la prise d’otages : celle des agriculteurs qui cultivent des OGM sans savoir que votre texte fera d’eux des coupables ; celle de leurs voisins, contaminés sans pouvoir se défendre, même si le texte les avertit qu’ils seront peut-être victimes ; enfin, celle des consommateurs, qui se fieront à l’étiquetage, lequel ne les alertera pas en deçà d’un seuil de 0,9 %, alors même que la présence d’OGM est détectable à partir de 0,1 %, voire moins encore.
Qu’est-il donc advenu entre l’annonce présidentielle et le présent projet de loi ? En d’autres termes, à qui profitent les OGM, ces organismes vivants où l’on a artificiellement introduit un gène étranger, dit « gène d’intérêt » – par exemple la résistance aux pesticides ? En réalité, le principal gène d’intérêt actuellement inoculé dans l’agriculture est celui de la rentabilité financière !
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M. François Brottes – Il ne s’agit de rien d’autre que de développer la brevetabilité du vivant, source inépuisable de profit pour les industriels, sans aucun avantage alimentaire avéré à ce jour !
De fait, vous ne cessez d’invoquer la lutte contre la faim dans le monde ; si cette instrumentalisation de la misère humaine est insupportable pour les socialistes internationalistes que nous sommes, la situation est en effet dramatique, le Programme alimentaire mondial arrivant à court de moyens dès juin prochain, ce qui risque de priver 13 millions de personnes de nourriture, notamment du fait de l’augmentation exponentielle des prix alimentaires. Mais la culture d’OGM ne saurait modifier la répartition des richesses entre Nord et Sud ! La réflexion sur l’avenir de la production agricole mondiale ne saurait se référer au seul modèle des pays les plus riches : l’autosuffisance alimentaire de chaque pays peut découler d’une révolution verte agronomique, et non génomique !
On peut en outre regretter que la recherche ait conduit à commercialiser les PGM destinées au bétail avant de s’intéresser aux mécanismes d’adaptation des plantes aux conditions climatiques extrêmes.
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M. François Brottes – Selon le rapport de la commission ad hoc créée par la Banque mondiale et les Nations unies après le sommet de Johannesburg, en 2002, rapport fondé sur les travaux de 4 000 scientifiques et experts internationaux, les OGM sont susceptibles de poser des problèmes aux pays en développement, car les entreprises concernées risquent de s’y approprier les ressources agricoles. Le rapport souligne en outre qu’un grand nombre de conséquences sur l’environnement, la santé humaine et l’économie nous demeurent encore inconnues.

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mercredi 9 avril 2008

Asemblée nationale – mercredi 9avril 2008 – loi « OGM »
M. Germinal Peiro - Depuis huit jours, l'Assemblée nationale travaille sans relâche sur ce projet de loi. Au cours du débat sont apparues de sévères contradictions dans les rangs de la majorité .... Aujourd’hui, la crise éclate au grand jour... c’est une crise politique sans précédent : Quand a-t-on vu un Premier ministre demander à sa secrétaire d’État de s’excuser publiquement auprès de ses collègues ?....
En l’occurrence, elle ne se serait pas montrée suffisamment favorable aux OGM ! Aujourd’hui, à notre grand regret, l’esprit du Grenelle de l’environnement est mort ! ... D’ailleurs, Mme Kosciuscko-Morizet a disparu des bancs du Gouvernement…
Pire, le Premier ministre s’est engagé à ce que l’amendement 252 visant à protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les productions de qualité sans OGM soit supprimé au Sénat. C’est une atteinte inadmissible au travail du Parlement et à la dignité des représentants du peuple ...
Sur un sujet aussi sérieux, qui pose de nombreuses questions dans les domaines de l’éthique, de la santé publique, de la protection de l’environnement, de l’économie, nous considérons qu’il faut garder son calme, avant toute décision hâtive. Si les efforts de recherche doivent être poursuivis, la science doit être au service de l’homme et non servir les intérêts financiers de quelques multinationales....
En matière de santé publique, il existe des doutes sérieux sur des plantes que le Président de la République a qualifiées lui-même de « plantes pesticides ». Nous demandons que s’appliquent à ces plantes les mêmes protocoles de recherche que pour les produits pesticides.
En matière de protection de l’environnement, toutes les expériences menées ainsi que la généralisation des plantes génétiquement modifiées en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Espagne montrent que la coexistence est impossible et qu’il y a dans tous les cas dissémination et contamination.
Le texte porte en outre atteinte à la production labellisée qui fait la plu-value de l'agriculture française et européenne, et l'excellence de notre gastronomie... De même, les OGM font peser une menace sur l’organisation des territoires qui ont souhaité s’engager dans une démarche de protection de l’environnement, comme les zones Natura 2000, les parcs naturels nationaux et régionaux…..
Au plan mondial, les OGM sont l’ultime prétexte pour permettre à quelques multinationales de dominer l’alimentation de l’humanité. Si les lobbies ne cessent de répéter que les OGM régleront le problème de la fin dans le monde, en réalité, les multinationales privatisent les semences ancestrales et privent les peuples de leur souveraineté alimentaire .... Le problème de la faim dans le monde est avant tout un problème politique lié à la répartition des richesses. Les pays les plus riches accaparent les espaces agricoles pour produire des carburants et satisfaire leurs besoins énergétiques.
Monsieur le ministre, en garantissant la liberté de produire ou de consommer avec ou sans OGM, vous les privilégiez ; en accordant à quelques-uns la liberté de cultiver des OGM, vous bafouez la liberté du plus grand nombre à produire et consommer sans OGM. Ce choix, parce qu’il est irréversible, est d’une extrême gravité.
Quoi que vous en disiez, ce texte est pro-OGM et liquide l’héritage du Grenelle de l’environnement....
Autre preuve, s’il en était besoin : avec le délit de fauchage, vous créez un délit d’opinion. Comment comprendre que les dommages causés à un champ OGM soient punis plus durement que les dommages causés à un champ d’agriculture biologique ? Ce choix, contraire à la Constitution, témoigne que vous entendez privilégier les cultures OGM. Les récentes déclarations du Premier ministre le confirment.
Notre devoir est d’appliquer le principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement, de protéger les générations futures et de résister aux pressions du lobby semencier. Pour toutes ces raisons, le groupe SRC vous invite à voter contre ce texte"

Fin de l’article du Monde retraçant et objet de la polémique dans la majorité
« Fauchée par ses collègues, la secrétaire d'Etat ne décolère pas. "J'appelle chacun à prendre ses responsabilités, répond-elle à ceux qui l'ont mise en cause. Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance. Manifestement, Copé n'arrive pas à tenir le groupe. Quant à Jean-Louis [Borloo], j'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la parole unique du gouvernement dans l'Hémicycle. Quand il veut, il vient."
Mme Kosciusko-Morizet a reçu le soutien de Greenpeace et de France Nature Environnement, qui dénoncent le "procès en sorcellerie" instruit contre elle par l'UMP. »

Et il est de fait pour qui regardait les séances, que l’absence de Jean Louis Borloo à partir d’une certaine heure était criant et que l’amendement en cause, qui avait été présenté à l’origine par Louis Giscard d’Estaing avant qu’il s’incline devant la persuasion de son groupe a l’outrecuidance de protéger les AOC et autres cultures de qualité.

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vendredi 4 avril 2008

deux jours de débat sur la loi "OGM" et, pour une fois, un article de Libération qui résume assez bien ce que j'ai vu
Et voilà Jean-François Copé qui entre dans la danse ! Hier après midi, le patron des députés UMP en a remis une couche dans l’hémicycle contre les propos du sénateur UMP Jean-François Le Grand qui avait dénoncé le lobbying des semenciers envers son parti (Libération d’hier) : «Je suis profondément choqué par les propos qu’il a tenus, ils sont indignes du débat démocratique.» Une façon aussi de tenter de ressouder une majorité que le débat sur la loi OGM à l’Assemblée a plutôt troublée. «On est à front renversé, résume le député Vert, Yves Cochet. On va voler au secours de Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet contre les ultraproductivistes de leur majorité.»
AOC. C’est à peu près ce qui s’est passé dans la nuit de mercredi à jeudi quand un amendement capital à l’article 1 a été adopté par l’Assemblée, grâce aux élus socialistes, communistes et Verts, mais aussi à quelques UMP qui ont fait basculer le vote. Il conditionne la culture des OGM au respect «des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organisme génétiquement modifié"». «Ca permet d’envisager l’interdiction des OGM sur tout ou partie du territoire car ces conditions concernent de nombreux endroits», se réjouit François Brottes (PS). «C’est la victoire des AOC, renchérit le socialiste Arnaud Montebourg. D’ailleurs, à droite, ce sont des députés des régions de produits de terroir qui l’ont soutenu.» Analyse partagée, mais pour la déplorer, par l’UMP Bernard Debré, favorable aux OGM : «Cet amendement va quasiment interdire les cultures d’OGM en France. Il est voté, dont acte. Mais ce n’est pas un bon amendement.»
Tension. Son adoption a donné lieu à une séquence étonnante. L’UMP Louis Giscard d’Estaing l’a d’abord défendu, avant de céder devant l’avis défavorable du rapporteur UMP. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, «sensible aux arguments», en a appelé à la «sagesse» de l’Assemblée, renvoyant les députés à leur conscience. L’amendement est rejeté une première fois en scrutin public (égalité de voix). Le même, défendu par les socialistes, est à nouveau rejeté, d’une voix. Un troisième, équivalent, défendu par le communiste André Chassaigne est alors voté à main levée… et adopté. Applaudissements à gauche et colère des élus UMP, qui demandent une suspension de séance.
A la reprise, hier, la tension subsistait. Les députés de gauche ont interpellé le gouvernement pour savoir s’il comptait revenir sur cet amendement. Jean-Louis Borloo, qui ne le voit pas forcément d’un mauvais œil, a botté en touche. «On verra comment le débat démocratique évoluera.» Dans l’après-midi, un autre amendement de l’UMP François Grosdidier, adopté à une large majorité, a enfoncé le clou et précisé que la culture doit se faire «sans que cela nuise à l’intégrité de l’environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité.» Après l’adoption de l’article 1, qui aura pris vingt-quatre heures, les députés s’attaquaient dans la soirée au dossier de l’organisation du futur Haut conseil des biotechnologies "
Guillaume Launay
y ajouter : des provocations stupides parce que contreproductives de Noël Mamère, et la décision de la conférence des Présidents de prendre un temps d'arrêt
mais par moment un bon travail en commun

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dimanche 10 février 2008


Municipales Avignon -


Eau et culture… même combat! (article La Provence 2 février)
Pour André Castelli et ses amis de la liste qu'il conduira en mars pour les municipales à Avignon, l'eau comme la culture doivent cesser d'être considérées comme de simples biens marchands. Il l'a expliqué le 1erfévrier, lors d'une rencontre avec la presse au théâtre du Ring, avant de présenter un certain nombre de propositions sur ces deux thèmes si importants à Avignon.
Pour ce qui est de l'eau, M.Castelli n'y va pas par quatre chemins, "Elle doit être sous contrôle des citoyens et des élus". Dans cette perspective, pas d'autre solution que de "mettre en place une gestion de l'eau en régie communautaire". Avant cela, bien sûr, il faudra renégocier dès 2008 les tarifs avec le fermier. Et supprimer le principe des tranches qui pénalise les familles nombreuses et les entreprises.
Quant à la culture, "On a assez dit qu'il faut la démocratiser. Maintenant on va le faire". Pour cela, estime la tête de la liste de Rassemblement de gauche, il convient de créer extra-muros un lieu de création de haut niveau, avec résidences d'artistes, mais qui sera également un lieu ouvert à tous où rencontres, découverte et diffusion seront privilégiées.

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