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jeudi 5 juin 2008


Le PS ne se limite pas à Ségolène Royal, Delanoë ou même les « rénovateurs »
Sur le blog de Jean Luc Mélenchon
Le congrès du PS va-t-il se résumer à une course à : « plus libéral que moi tu meurs » ?Tout porte à le croire. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Manuel Valls c’est la surenchère permanente.Comment empêcher le centre de gravité du parti d’être aspiré par ce trou noir ? Cette ligne politique est mortifère. En Italie, elle a produit la défaite et l’éclatement de la gauche en camps inconciliables.En France, la gauche du parti socialiste a une responsabilité essentielle pour bloquer ce processus.J’adjure le NPS d’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon d’entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti que je leur lance. Que le souvenir de la division des partisans du non et de la synthèse trompeuse du congrès du Mans nous serve de leçon. Elles nous ont condamnés à l’échec à l’investiture aux présidentielles. Chaque occasion manquée par la gauche du parti condamne le PS à un nouveau glissement social-libéral, condamne la gauche à la défaite et donc le pays à la souffrance sociale.Il n’y a pas de PS ancré à gauche sans une gauche du PS qui s’assume et se bat ouvertement et dans l’unité pour ses idées.Il faut une gauche au PS. Ou il n’y aura plus de PS de gauche. Alors Sarkozy aura gagné sur tous les tableaux
Pôle des reconstructeurs sur « rassembler à gauche »
Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent – crise financière, crise alimentaire, explosion des prix de l’énergie, baisse du pouvoir d’achat, croissance en berne -, N. Sarkozy et son gouvernement mettent en œuvre mois après mois une politique économiquement inefficace et injuste, une politique de régression sociale et de casse des services publics, une politique de recul démocratique et citoyen.
Face à N. Sarkozy, reconnaissons-le, la gauche n’est pas assez audible. Absence de ligne directrice dans notre démarche d’opposition, manque de crédibilité et de renouvellement de nos propositions, éparpillement des équipes et insuffisance d’esprit collectif. D’où l’importance du Congrès de novembre 2008. Les Français ne comprendraient pas que nous ne nous saisissions pas de cette occasion pour dépasser ces difficultés et construire l’alternative de gauche qu’ils attendent.
Ce congrès ne sera pas un congrès ordinaire. En fonction de son résultat, en fonction des équipes dirigeantes qui en sortiront, le Parti socialiste pourra devenir le grand parti moderne de toute la gauche que nous appelons de nos vœux, ou au contraire il pourra se fourvoyer sur des orientations certes conformes à l’air du temps, mais en rupture avec notre identité de socialiste et de surcroît sans réelle logique électorale. De ce congrès dépendra l’existence d’une gauche de gouvernement à la fois de gauche et crédible.
Face à cet enjeu inédit dans l’histoire récente du parti, nous avons pris l’initiative avec des camarades de sensibilités diverses d’un processus de débat en vue de rendre possible le rassemblement de tous les socialistes au service de la gauche et de la France.
Démocratie et socialisme - Gérard Filoche
…Jean Luc Mélenchon a totalement raison. Cela fait des années et des mois que nous prêchons cela sans être entendu. Nous avons écrit a tous, dont lui, en automne, en hiver et au printemps sans réponse. Mais quand JL Mélenchon se décide, le veut, on se voit avec tous ceux qui sont concernés et on travaille pour cet objectif….
MarieNoelle Lienemann
Quelle mouche a-t-elle piqué un certain nombre des responsables socialistes, qui chacun à leur façon s’imagine conquérir un brevet de modernité en jetant par-dessus bord les fondamentaux socialistes et en captant les mots – et du coup une large part de la pensée- de la droite et de nos adversaires. Tout cela n’est pas sans rapport avec les déclarations de François Fillon qui peut, en guise de bilan d’une année de Sarkozysme, conclure – abusivement à mon avis- à la victoire idéologique de son camp !
On voit là plus qu’un hasard : c’est la thèse de la triangulation, chère à Tony Blair. Il faudrait capter les idées dans l’air du temps, et se placer sur le terrain de la droite pour tenter de gagner de la crédibilité tout en jouant la carte de la rénovation, qui bien sûr devait être dans l’accompagnement du mouvement dominant. C’est la pensée unique des communicants, comme celle qui plaide pour la confusion, l’ouverture et autres fadaises.
Mais voilà tout cela pouvait peut-être marcher il y a 10 ans -et encore je doute que cette stratégie ait la moindre efficience en France (d’ailleurs Sarkozy a gagné sur le thème de la droite décomplexée)-, ce n’est plus pertinent aujourd’hui. Le monde change, les crises s’accumulent, le libéralisme est critiqué de toute part, même aux USA, et ce sont de nouvelles préoccupations, d’autres perspectives qui s’imposent. Un cycle s’achève et tous ceux qui de près ou de loin veulent enfourcher le cheval libéral ou les thèses anti sociales de la droite, sont en retard, s’égarent, se trompent.
Manuel Valls représente la quintessence de ces dérives. Chargé de la communication et des campagnes au PS puis au cabinet de Lionel Jospin, Il est le spécialiste de toutes les grandes défaites du PS. Toutes les campagnes qu’il a organisées se sont soldées par un cuisant échec. Alors ces conseils en communication sont assez peu fiables. Au passage, son insistance à parler d’une nouvelle génération a de quoi faire sourire ceux qui savent qu’il est, depuis des lustres , dans la plupart des majorités du parti, dont il condamne aujourd’hui l’archaïsme

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jeudi 7 février 2008


j'étais à Versailles... (honte à moi, ce n'est pas vrai, mais ci-dessous un témoignage d'une qui y était)
À Versailles, notre présence faisait bien piètre figure pour défendre la démocratie... Je suis contente d'y être allée, d'abord parce que le voyage avec Joël, Florent et Guy fut très instructif et aussi parce que cela me semblait symboliquement important d'y ÊTRE. Et puis Suzanne Georges a dit (je ne sais plus les termes exacts tout à coup!! il y a eu trop de choses à enregistrer) que nous étions la dignité de la France (et elle était bien maigre la dignité de la France!)...
Ils ont essayé d'y croire encore, de nous redonner de l'espoir... Sinon nous avons été pris en sandwich par des CRS qui étaient "presque" aussi nombreux que nous, pour être sauvé des militants FN (ou UMP qui sait?) qui était au moins 30!! Grandiose de ridicule, surtout quand, en début de manif, ils ont envoyé une ou deux bombes lacrymo sur des militants totalement pacifistes et très citoyens.. et plutôt agés.. et plutôt peu nombreux...
Ce qui m'a vraiment fait mal au coeur c'est de voir quelques personnes dont les 80 printemps devaient être bien sonnés et de me dire que sûrement, s'ils étaient là aujourdhui, c'est qu'ils s'étaient déjà battus hier pendant la résistance pour notre liberté et nos droits... Qu'ils soient encore obligés d'être là, même peu valides pour certains, parce que nous avons laissé faire, et qu'aujourdhui encore nous ne nous battons pas pour préserver les droits qu'ils avaient durement acquis... c'est alarmant et consternant pour nous.
Tous les acquis du comité de la résistance, sécurité sociale, droit du travail... sont mis à sac dans l'indifférence générale.. j'avais honte... j'ai encore plus honte ce matin... Mais eux étaient là...et chacun d'entre nous à sûrement individuellement des tas de bonnes raisons de ne pas être venu mais je suis quand même très déçue...en plus l'image qui va rester c'est qu'on est un groupuscule d'irréductibles et que le PS a bien raison d'agir comme il l'a fait puisque personne ne réagit...Ne défendent-ils pas leurs privilèges? et eux c'est normal... Devant aussi peu de mobilisation, je suis navrée et d'autant plus fière d'y être allée... Mais aussi déstabilisée: à quoi sert-il de défendre le bien commun, quand le commun des mortels s'en fiche? Et vit sa vie sans voir plus loin que le bout de son nez... et que nos représentants nous poussent à nous désintéresser de la "chose publique"... eux savent, nous ne sommes que des imbéciles incultes... finalement ils gouvernent sans tenir compte de notre avis et c'est bien plus simple comme çà.. une petite lamentation à chaque élection sur l'abstentionnisme... mais changent ils de politique? essaient ils de se remettre en cause? et que disent ils quand nous nous mobilisons sur un sujet: que nous sommes trop bêtes pour comprendre...
Hier ils ont changé la constitution et n'auront plus besoin de nous consulter pour construire notre avenir...Et nous sommes des moutons qui suivont bien le troupeau... Et aujourd'hui je suis pleine de colère, de découragement et en même temps, je ne veux pas me laisser manipuler... je veux retrouver la fierté d'appartenir à un peuple qui se bat pour ses droits et ceux de l'humanité touteentière... je ne veux pas croire que seul notre pouvoir d'achat nous préoccupe, que nous avons encore conscience que consommer à outrance détruit notre écosystème, que la richesse d'un peuple n'a rien à voir avec son PIB (qui, rappelons-le, grossit avec les catastrophes naturelles, les accidents qui entrainent achats et échanges économiques). La richesse d'un peuple, ce sont ses enfants libres, nourris, en pleine santé, capables de s'ouvrir au monde, éduqués, cultivés, heureux, fiers et pleins d'espoir...
Sommes-nous encore dans un tel pays?
Alors que faisons nous pour demain? Gaëlle Chardon

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lundi 4 février 2008


A propos de la Laïcité. par l'ami Gilbert de Pertuis (et je souscris)

Le Président Sarko "me bassine" sérieusement. Il se rend au Vatican avec le très vulgaire Bigard, y prononce un discours sur les racines chrétiennes de la France, et nous revient au Pays en chanoine d'honneur! Il va rendre visite à Ryad, pour des milliers d'euros certes, mais y parle de l'héritage "civilisateur des religions", et du <>
Et la loi de 1905 sur la séparation de la religion et de l'Etat, ne la connaitrait-il pas? Ou fait-il semblant de ne pas la connaître?
Après qqs pas de deux, notre intrépide Président vient de présenter ses voeux aux principales autorités religieuses en France pour enfin réaffirmer "son attachement au principe de laîcité, du respect de toutes les croyances et du non-combat contre les religions". Que le Président Sarko, en son âme et conscience, ait une certaine idée de la «laïcité positive» qui, «tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout...; Libre à lui; Mais en tant que Président de la République, une et indivisible, il devrait observer une réserve certaine sur le sujet.
1958 : La Constitution de la Ve République, qui fait référence dans son Préambule à celui de la Constitution du 27 octobre 1946, dispose en outre que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
Toujours à propos de la Laïcité, je souhaite attirer l'attention sur le Traité Européen soit-disant modifié qui nous est proposé aujourd'hui: « l'héritage religieux » est mentionné comme « source de la démocratie, de l'Etat de droit et des libertés fondamentales » ; Et l'Union Européenne (UE) reconnaît les Eglises, mais pas la laïcité ( le mot et la chose sont absent des textes ).
Le retour en force de l'ingérence des Eglises est ainsi encouragé. L'Europe des Lumières s'obscurcit dangereusement. ( CQFD ) Très ,amicalement Gilbert.

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sur le blog d'opposition municipale avignonnaise (http://www.boma.fr/ ) unbon billet en date du 2 février intitulé "Robin des bois à l'envers", que je reprends en surlignant simplement arbitrairement des passages au rythme de ma lecture

L’économie est ainsi faite que l’on trouve toujours des chiffres permettant de nuancer un mauvais bilan. Si l’on regarde l’évolution du taux de chômage (chiffres INSEE) entre 2001 et 2007 dans les grandes villes du sud-est, on se rend compte que ce taux baisse partout, et il faut bien sûr s’en réjouir. Mais à Avignon (-13%), il baisse moins qu’ailleurs, à Nîmes (-21%), à Arles (-18%), à Montpellier (-24%), à Aix (-26%), Toulon (-31%), Marseille (-21%), Apt (-26%), Salon (-20%)… La plupart des villes équivalentes font deux fois mieux que nous, et les seules qui ont un pire bilan en matière de chômage sont Carpentras et Orange. Madame Roig fait mieux que Messieurs Andrieu (UMP) et Bompard (MPF), c'est tout à son honneur. Vite, une couronne de bronze pour la reine maire.
S’adresser un satisfecit, comme Marie Josée Roig l'a fait dans La Provence cette semaine, pour avoir réduit la dette en vendant le patrimoine municipal, c’est comme être grisé de l’argent frais dont on dispose quand on a monnayé sa maison. Sauf qu'Avignon n’est pas à vendre. D'autant que cette stratégie n'est pas si efficace qu'annoncé, puisque d'après Michèle Fournier-Armand (au dernier conseil municipal), relayée par la revue Capital, la dette par habitant est 30% plus elevée que ce que communique la mairie.
Une nouvelle dynamique viendra d’un engagement financier massif pour nos quartiers. Pour des tas de raisons. D'abord parce que le potentiel humain se trouve là. D'autre part parce que la réserve foncière disponible pour l'investissement économique s'y trouve aussi pour une large part. En troisième lieu parce que l'on peut songer à restructurer, y compris avec des démolitions, certains lieux vétustes de l'extra muros, alors que cela est beaucoup plus difficile à faire dans le secteur sauvegardé. En quatrième lieu parce qu'avec un engagement déterminé dans la lutte contre le chômage et la formation professionnelle dans les zones sous contrat de ville, on augmentera le travail et la productivité du travail dans l'ensemble de la commune. Comme en caricaturant un peu l'augmentation du travail, de la productivité du travail, et du capital constituent les
trois leviers de la croissance, on perçoit que des efforts de l'administration municipale en matière de formation et d'incitation à l'embauche complèteraient bien une politique de réaménagement urbain dégageant de l'espace pour l'investissement productif privé. Par ailleurs, recentrer une partie de l'effort municipal sur les individus apporterait des résultats différents par rapport aux dispositifs de type zone franche, qui sont peu contraignants en matière d'incitation à l'emploi des habitants des lieux (voir l'article concernant la ZFU). Le besoin de rénovation urbaine est criant, pas besoin d'être urbaniste pour le constater, mais les urbanistes vous le confirmeront. Ne pas faire de l'investissement dans les quartiers une priorité politique est plus qu'injuste, cela revient à diminuer les capacités de croissance de la ville dans le futur. Et cela concourre à faire des zones reléguées des cocottes minutes en matière de revendications, et parfois de violence.
Or actuellement l’investissement municipal est avant tout destiné à l’embellissement de l’hyper-centre, contrairement à l’impôt, qui pour l’essentiel est prélevé en dehors des remparts. Le chiffre détaillant les revenus fiscaux de la ville par zone géographique est introuvable, nous avons longuement enquêté la dessus. Nous invitons d'ailleurs la mairie à révéler publiquement ces chiffres, qui seraient du plus haut intérêt. Mais, ne serait-ce que par le rapport du nombre d'habitants (environ 7 pour 1 en extra muros par rapport à l'intra), il est évident que les ressources fiscales sont plus élevées en provenance de l'extra muros. Le ratio entre investissement intra muros et extra muros est en revanche plus facile à calculer. Il est de l'ordre de 10 à 15 pour 1. 10 à 15 fois plus d'investissement dans l'intra muros que dans l'extra muros avec l'équipe actuelle, c'est inique, nous l'avons déjà souligné dans un
billet précédent. Madame le maire, c’est Robin des Bois à l’envers, qui prélève les ressources dans les quartiers en difficulté pour financer l’investissement dans les zones les plus riches.
Il se crée environ 500 emplois par an dans cette ville, c’est trop peu au regard de l’augmentation de la population. C’est pourquoi le taux de chômage baisse moins qu’ailleurs. Et voilà qu’on nous promet 3000 emplois en 5 ans rien qu’à Courtine, Agroparc, et dans la zone franche. Ces bassins d’emplois en totalisent actuellement environ 6000. Promettre 3000 emplois là bas, cela revient à peu près à nous dire que la ville va créer 5 fois plus d’emplois qu’elle ne le fait depuis 13 ans. Il y a des régions du monde où de tels taux de croissance sont possibles. Mais pas à Avignon, où le développement sera heureusement plus doux pour être durable. On crierait à l’imposture si ces promesses d'emploi venaient d’un candidat inexpérimenté. Venant d’un maire en place, on se demandera simplement si l'on peut faire autrement que de la reconduire pour encore six longues années. Espérons que les autres candidats promettront un meilleur équilibre des investissements, de manière à ce que les créations d'emplois, quelles que soient leur nombre, concernent aussi ceux qui voient l'avenir en noir. (de Brigetoun : quand ils voient un avenir)

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samedi 2 février 2008

municipales Avignon - la Provence 2 février 2008
De gauche à droite: J.-F. Césarini, Mmes Fustier-Dautier, Fournier-Armand, Lagrange et David Fournier.
© CYRI HIELY
Apprenant qu'un candidat de la liste Roig visite les clubs en vantant le programme sportif du maire sortant, Michèle Fournier-Armand a contre-attaqué hier en présentant en avant-première les grandes lignes de son programme sportif. On retiendra essentiellement que, pour elle, la ville ne doit pas être un simple guichet payeur de subventions mais doit jouer un rôle service, par le biais de conventions d'objectifs avec les 150 associations et, surtout, par la création d'un pôle d'excellence qui viendra en aide aux sportifs de haut niveau: "Si la promotion du sport de masse est nécessaire, celle des "locomotives" l'est tout autant". Elle était entourée de quatre nouveaux colistiers:- Nerte Fustier-Dautier, 68ans, native d'Avignon, mariée, deux enfants. Ancienne chargée de mission au ministère de l'Environnement, douze ans adjointe d'Alain Picheral à Aix, elle a conduit des missions sur l'île de la Barthelasse, dans la ceinture verte et dans le secteur sauvegardé de la cité des papes. Ses ouvrages (sur le Ventoux ou sur les bastides de Provence) font autorité. - Jean-François Césarini, célibataire de 37 ans né à Avignon, chef d'entreprise, militant socialiste de longue date, partage la vision de Michèle Fournier-Armand selon laquelle la cité des papes ne peut garder son actuel "parfum de sous-préfecture endormie". - Christine Lagange, 45ans, mère d'un garçon, conseillère pédagogique, ancienne de l'Usep et de la Fol, fonde son implication politique dans la défense de la laïcité.- David Fournier, né à Avignon il y a 36 ans, papa d'une fillette, a été plébiscité par les militants pour son expérience de 20 ans dans le monde politique de gauche (des MJS à la fondation du courant Utopia) pour figurer sur la liste que conduit sa mère.
Par Patrick Béguel

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mardi 29 janvier 2008

Avignon : Michelle Fournier-Armand inaugure son local de campagne
Publié le mardi 29 janvier 2008 à 05H07 sur La Provence

Municipales Avignon. La candidate a inauguré son local au Nº 22 de la rue Carreterie. "Michèle est bien la candidate de la gauche mais aussi de tous les socialistes. Tous les responsables nationaux ont signé pour sa candidature" devait déclarer en ouverture Robert Fidenti, directeur de campagne. Si Claude Leroy, président du comité de soutien n'était pas là (il est entraîneur de l'équipe du Ghana actuellement en pleine coupe d'Afrique), en revanche, Jean-Louis Joseph, vice-président du conseil régional, Jean-Marc Buis, du Mouvement républicain citoyen et Joël Peyre, du Parti radical de gauche, y étaient.
nettement moins luxueux que le local placeCarnot, pas si loin, de Marie José Roig, mais nous étions nombreux, dont une bonne part dans la rue

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dimanche 27 janvier 2008

Editorial d'« il Manifesto » - le 26 janvier 2008
De Valentino Parlato (traduction approximative , désolée, de Brigetoun)
On peut faire des reproches à Prodi, mais certes pas d’appartenir à la race italique des « furbetti » (petits malins ?). Il était le chef d’une majorité à laquelle il a cru, il n’était pas disposé à en chercher une autre – ce qui, en effet, aurait été demander ou accepter une renaissance sans passer par le vote du Sénat. Son projet est tombé, tombé comme projet politique. La tentative de Fassino de dire que cela n’est pas, que la perte de la majorité n’a aucune cause politique, mais seulement un ennui (nœud) technique, des règles électorales, a montré combien un dirigeant de l’ex PCI est éloigné de la perception du pays, et du parlement. Il est facile pour Fini et, à l’opposé pour Barenghi, de lui objecter que sa majorité s’est formée contre Berlusconi mais a été incapable d’arriver à un projet commun.
Non que ce gouvernement de centre gauche n’ait fait des choses, et même des bonnes, comme la diminution de l’évasion fiscale, mais aucune qui puisse modifier l’axe d’une société héritée du Cavaliere. En politique extérieure aller jusqu’à répudier la guerre que la désastreuse administration Bush a initiée, est simplement du bon sens.
On n’a pas osé toucher au conflit d’intérêts ; grâce à quoi nous pourrons retrouver Berlusconi aussi fort qu’avant des dernières élections, où il fut battu de justesse. On n’a pas, non plus, fait une loi électorale qui permette de liquider l’actuelle, qualifiée par son auteur, Calderolli, de porcherie. Et au sujet de la croissance et de la redistribution sociale, dans un pays où les inégalités sont devenues les pires de l’Europe occidentale, chez les travailleurs et les retraités – sans parler des marginaux - n’ont été lâchées que des miettes, dans un terrible éloignement de l’appauvrissement réel.
Ce point, central, était inscrit dans la majorité de Prodi, et elle n’a pas été remise en cause, par sens des responsabilités, par la défection des représentants des classes les plus défavorisées, mais par l’action de la droite de Mastella et Dini… Ceux-ci n’entendaient rien céder qui ressemble à une redistribution des revenus et à une diminution des privilèges, que l’on pourrait qualifier modestement de réformiste. Mais c’est aussi la limite de l’idéologie de Prodi et de sa vision de l’Europe, analogue à celle des Barroso, Almunia et Solana, basée sur la compétitivité, ce que soutient aussi le Pd. La compétitivité signifie, dans le monde actuel, s’affronter non par l’excellence du produit mais par la diminution du coût du travail – suivant sur ce terrain la Chine et l’Inde. Et serrer les cordons de la bourse pour les dépenses sociales.
Le concept de « subsidiarité » est du même genre…..La cas des services publics, et aujourd’hui de l’enlèvement des ordures, qui fait de nous la fable du monde, ne sont pas des accidents mais le résultat de cette philosophie qui prône la privatisation et la compétitivité, à laquelle la camorra s’est facilement adaptée.
L’état réel de l’Italie ne serait pas celui qui s’est exhibé hier soir au Sénat, spectacle que ne donnerait aucun autre pays, nous faisant honte d’être italiens. Mais ce n’est pas beaucoup mieux. C’est la société civile qui s’exprime par la classe politique. Les défaillances sont nombreuses. Et en fait partie ce qui a corrodé la gauche de la gauche, dont le principal tort a été de mettre tous ses œufs dans le panier du gouvernement.
En outre, à part quelques manifestations, la Cgil ne fait rien d’autre. C’est là la faiblesse de la gauche de la majorité, parce que les chiffres sont les chiffres… La conquête, sinon d’une hégémonie au moins d’une force un peu plus grande en dehors des institutions, n’a pas été. Cela reste le problème numéro un. Fondamental. Dans peu de temps, la nécessité d’une campagne électorale le rappellera rudement. Il faut espérer qu’elle se fera en appliquant une loi moins indécente. Pour cela un gouvernement intérimaire peut avoir de la valeur, mais pour faire uniquement cela. On ne voit pas comment il pourrait avoir la légitimité de réformer quoi que ce soit d’autre.

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vendredi 25 janvier 2008



Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche
"L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.
L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce. Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.
L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.
Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.
Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons : Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société). Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.
Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche.
Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).
L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalent à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.
Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.
Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.

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mercredi 23 janvier 2008

séance de questions au gouvernement du 23 janvier 2008
M. Laurent Fabius – Monsieur le Premier ministre, les événements financiers de ces derniers jours, et d’aujourd’hui encore, conduisent chacun d’entre nous à essayer d’analyser la situation et de faire des propositions. Il faut le faire, cela a été dit hier, sans catastrophisme, mais aussi en évitant d’adopter la méthode Coué – en faisant comme si la France n’était pas concernée.
Au niveau français, comme l’a fait hier François Hollande, je vous demande tout d’abord de bien vouloir nous présenter dans les meilleurs délais de nouvelles hypothèses économiques, celles que vous aviez retenues n’étant plus très crédibles (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC). Dans ce cadre, nous souhaitons d’autre part qu’une action particulière soit menée en faveur des PME, qui vont souffrir de la contraction du crédit, et des ménages via la prime pour l’emploi et la revalorisation des pensions de retraite (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC).
Au niveau européen, nous souhaitons que très rapidement l’Eurogroupe demande à la Banque centrale européenne de renoncer à une attitude dogmatique qui ne peut qu’aggraver la situation. Nous souhaitons également que les pays européens adoptent une position commune en direction des fonds souverains, qui, dans ce contexte, ont les moyens financiers de « ramasser » de grandes entreprises et de grandes banques.
Enfin, sur le plan international, nous demandons qu’on assure la transparence sur les règles financières et bancaires et sur les agences de notation, et par ailleurs que le FMI se voie confier une mission d’alerte et de traitement.
Toutes ces propositions exigent que l’on ait un regard critique sur ce que certains appellent l’hypercapitalisme financier, où la finance finit par tuer l’économie et où se mélangent de façon très dommageable laisser-faire, cupidité et incompétence. Ce sont nos propositions ; quelles sont les vôtres ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

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mardi 22 janvier 2008


le PS, le traité, le congré
La fin de l'hypocrisie
(pour la républicque sociale - auteur François Delapierre sur http://www.pourlarepubliquesociale.org/
Comment Jean-Marc Ayrault a-t-il pu croire que sa ligne du boycott du Congrès de Versailles tiendrait la route ? Sans doute espérait-il que les Français ignorants de la procédure goberaient le gros mensonge selon lequel, lorsque l’on est en faveur du référendum, la « cohérence » (sic) commande de ne pas se rendre à Versailles. Peut-être croyait-il aussi que pour démontrer leur unité à la veille d’échéances électorales, les socialistes seraient prêts à n’importe quel compromis aussi absurde et hypocrite soit-il. Il n’en a rien été. Et tout a éclaté mardi dernier.
Petit rappel des faits. La journée commence par une conférence de presse du Comité National pour un Référendum. La matière est moins croustillante pour la presse que les bisbilles internes au PS. Mais on peut dire que le CNR a déjà rempli une partie de ses objectifs : faire comprendre que la question du référendum est politiquement centrale, distincte de l’opinion que chacun a sur le traité de Lisbonne, et enfin que la gauche a le moyen de l’obtenir si elle vote « non » au Congrès de Versailles. Au même moment, l’Assemblée débat d’une proposition de loi des communistes pour obliger à un référendum. Elle recueille 140 voix contre 176. On voit dès lors que le veto des 2/5e est à portée de vote lors du Congrès de Versailles.
Ensuite se tient la réunion du groupe socialiste. Ayrault renonce à sa consigne de boycott. Elle aura tenu une semaine. Il fait voter celle de l’abstention « à condition que chacun la respecte » par 68 voix contre 30. Cette nouvelle ligne tiendra 10 minutes. Dès la fin de la réunion du groupe, Henri Emmanuelli a invité les parlementaires favorables au « non » à se réunir. Ceux-ci confirment à l’unanimité qu’ils voteront « non » au Congrès de Versailles. Au final, chacun votera donc comme il l’entend. En conscience. Sur sa conception de l’intérêt général et sans le refuge de la discipline de parti. D’ailleurs le Bureau national du PS qui se réunit à 17h renonce à adopter une position. On se contente de « prendre acte » de la « décision des groupes ». Cela aura pris une minute, sans débat ni vote. Car chacun sait à cette heure que la discussion collective ne changerait la conviction de personne.
De longs mois de tentatives d’enfumage débouchent donc sur une clarification brutale. L’espoir caressé par la direction du PS mais aussi un temps par une partie de sa gauche d’arriver à une position de consensus évitant de se prononcer sur le fond a éclaté. Le vote du Bureau National en faveur du traité de Lisbonne avait déjà provoqué la rupture entre Hollande et Emmanuelli. La journée de mardi dernier achève le travail. La synthèse du Mans est bien morte. Les désaccords de fond au sein du mouvement socialiste sont sur la place publique. Tant mieux.
Ils le sont dans des conditions où la gauche du PS a beaucoup d’arguments pour elle dans le pays. Elle seule défend pour de bon le respect de la souveraineté populaire. Ayrault n’arrivera pas à faire croire le contraire. Il déclare qu’il déposera une motion référendaire sur la ratification du traité, après le Congrès de Versailles... mais ajoute « qu’il est probable vu le rapport de forces » qu’elle ne sera pas retenue ! Il contre-attaque : « Certains pensent que si on rejetait la modification constitutionnelle, cela provoquerait un référendum. C'est inexact. Cela provoquerait une crise profonde qui ne déboucherait sur rien. Le traité de Lisbonne ne pourrait plus être soumis à ratification. » Mensonge plus gros que lui : c’est justement parce que la ratification du traité impose une révision préalable de la Constitution que Sarkozy serait contraint en cas de rejet à Versailles de la soumettre au peuple par référendum.
La droite du PS, quand à elle, patine. Le nouveau président a pillé ses idées et certains de ses hommes. Son héros Tony Blair sert la soupe à Sarkozy dans un Conseil national de l’UMP. Dominique Strauss-Kahn devenu président du FMI soumet sa théorie de la régulation sans rupture à la réalité du système (voir au dos). L’économie mondiale entre en crise à cause des politiques de financiarisation et de libéralisation. Dans la rue, tout le monde ne parle que du pouvoir d’achat. C’est l’heure du « social » plus que du « sociétal ».
Souveraineté populaire, partage des richesses, orientation de l’économie… les « vieilles » questions sont de retour. Toute la gauche n’a pas les mêmes réponses. Aucune synthèse d’apparence ne parviendra plus à dissimuler ce désaccord. Il faut donc le trancher. Et pour cela que le peuple s’en mêle. Cela commence maintenant. D’ici le 4 février à Versailles, seul lui a le pouvoir de convaincre un à un ses parlementaires de ne pas lui enlever son droit à la souveraineté.

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